| Le Rapport sur le Financement du Développement dans le Monde 2006 de la Banque mondiale (Global Development Finance 2006) révèle que les flux globaux de capitaux privés à destination des pays en transition et en développement ont atteint un niveau record de 483 milliards de dollars en 2005, malgré les incertitudes dues à la hausse du prix du pétrole, à la montée des taux d’intérêt et aux déséquilibres croissants entre les balances des paiements. Parallèlement, le taux de croissance des économies en développement a excédé 5% pour la troisième année consécutive. Cet afflux de capitaux a profité essentiellement aux pays émergents, qui ont pu se désendetter et constituer des réserves en devises. Les pays en développement les plus pauvres, qui ont un accès limité au marché international des capitaux, ont bénéficié d’une nouvelle initiative de remise de dette multilatérale initiée lors du Sommet du G8 de Gleneagle en 2005. Mais 51 pays sur 136 reposent toujours uniquement sur les flux d’aide officielle pour leur développement, flux qui ont exceptionnellement atteint 105 milliards de dollars dû à l’effacement de la dette de l’Irak et du Nigeria.
Le rapport met l’accent sur les opportunités pour le développement qu’offrent ces apports de capitaux dès lors qu’ils se déroulent dans un cadre macro-économique domestique globalement assaini, et dès lors que les marchés financiers domestiques se diversifient et se mettent au niveau des standards internationaux en matière de règlementation, transparence et gouvernance d’entreprises. Reflets des flux commerciaux, les flux de capitaux Sud-Sud croissent désormais plus vite que les flux Nord-Sud. Ils pourront contribuer à l’investissement et au développement dans les pays les plus pauvres, dans la mesure où ces derniers auront fait les réformes nécessaires à l’amélioration du climat des affaires et rendu possible les sorties de capitaux. |