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La monnaie a-t-elle encore de l'importance ? |
Réunion |

 
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Il y a un paradoxe du rôle de la monnaie en politique économique : à mesure que les banques centrales ont reconnu la stabilité des prix comme leur objectif central, l'attention accordée à la monnaie s'est estompée. Après avoir été négligée comme facteur de l'inflation durant l'après-guerre, la croissance monétaire avait, suite à la contre-révolution théorique des années 1970, été considérée comme le principal déterminant de l'inflation de long terme, alors que sa neutralité à long terme pour la croissance était réaffirmée. Mais la transition vers un régime de faible inflation s'est révélée laborieuse. Les agrégats monétaires ne répondaient pas docilement aux inflexions que les banques centrales cherchaient à leur imprimer.
La résolution conventionnelle de ce paradoxe est que, dans le monde moderne, la politique monétaire est déterminée par le taux d'intérêt à court terme fixé par les banques centrales et non par l'offre de monnaie. Cette dernière est bien corrélée avec le niveau des prix à long terme, mais elle n'est qu'un résidu. Cette vision, quelque juste et importante qu'elle soit, est incomplète. Il convient d'embrasser une vision plus large de la politique monétaire, qui incorpore non seulement les taux d'intérêt mais aussi les variables monétaires.
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13 mars 2002
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15 h 00 - 17 h 00 |
| Jean-Claude Trichet |
Gouverneur de la Banque de France |
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| Lionel Fontagné |
Directeur du CEPII |
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| Dominique Henriet |
Directeur de l'IDEP |
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| Mervyn King |
Sous-Gouverneur de la Banque d'Angleterre |
Speakers |
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| Zvi Eckstein |
Professeur à l'Université de Minnesota |
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| Patrick Werner |
Président de BMS |
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