Recherche de document par mot clé (aide)
 
English    Español
  Recevoir la lettre d'information
• Economistes
• Chercheurs associés
• Contact
• Annuaire
 
• BACI
• CHELEM
• Distances
• IDE
• MAcMap-HS6
• Market Potentials
• Productivité
• Profils Institutionnels
• Séries macroéconomiques
• TradePrices
• TradeProd
• INGENUE
• MIRAGE
• OLGAMAP
 
• La lettre du CEPII
• The CEPII Newsletter
• Panorama de l'économie mondiale
• L'économie mondiale
• Revues scientifiques
• Livres
 
• Communications
   


©CEPII 2001
Rapport d'activité 2008 Rapport d'activité 2008 du CEPII
   
Quelques résultats saillants des travaux du CEPII en 2007
Texte intégral
   
Dans le domaine des Politiques commerciales, la mise à jour de la base de données tarifaires MAcMap a permis de montrer que la protection est bien une fonction décroissante du niveau de développement, même si l’on observe depuis 2001 une forte libéralisation commerciale dans les pays en développement. La protection reste cependant forte dans l’agriculture et les services. De fait, la simulation, à l’aide du modèle Mirage, des propositions de juillet 2008 dans le cadre du cycle de Doha montre que, par comparaison à une situation de référence où les protections commerciales resteraient à leur niveau de début 2008, le gain à attendre d’un accord en termes de bien-être mondial agrégé aurait été de seulement 0,1 %. La faiblesse de ce chiffre révèle que les véritables enjeux du cycle se situent dans les nouveaux sujets – services, investissement direct, facilitation des échanges.
Les travaux réalisés sur l’entrée du Vietnam à l’OMC mettent en évidence l’enjeu essentiel, pour ce pays, de la levée des quotas textiles américains. Ceux sur les Accords de Partenariat Économiques (APE) clarifient le débat sur les pertes fiscales pour les pays ACP : les accords signifient bien une perte importante de recettes sur les importations en provenance de l’Union européenne (- 70 %), mais cette perte ne représente que 20 % de l’ensemble des recettes douanières totales, notamment si l’on tient compte des droits maintenus sur une liste de produits sensibles. Ce chiffre peut sembler encore élevé, mais il est faible en comparaison de la fraude fiscale aux frontières. Enfin, le CEPII a montré l’intérêt, pour le Mercosur, de conclure un accord bilatéral avec l’UE et les faibles gains à attendre, pour l’environnement comme pour les budgets publics, d’un développement des biocarburants.
L’Analyse du commerce international a considérablement progressé au CEPII au cours de l’année 2008 grâce, notamment, à l’exploitation des données mises à notre disposition par le Service des Douanes françaises. Ces travaux permettent de mieux cerner les barrières à l’exportation et documentent l’impact positif de la proximité d’autres firmes exportatrices dans la décision d’exporter. Ils montrent aussi que la mise en place de l’euro a permis aux entreprises exportatrices françaises d’intensifier leur présence sur les marchés communautaires, notamment par l’accroissement du nombre de variétés exportées par chacune d’elles ; mais que l’euro a favorisé les entreprises déjà en place plutôt qu’il n’a permis à des entreprises non exportatrices de franchir le pas. L’exploitation de la base de données BACI a, quant à elle, permis de mettre en évidence la bonne performance de l’Union européenne en matière d’exportation haut de gamme, spécialisation qui lui permet de mieux résister que d’autres régions avancées à la concurrence des pays émergents.
Dans le domaine des services, les travaux réalisés en 2008 confirment les performances décevantes de l’Allemagne, de la France et des pays d’Europe centrale et orientale au regard de leurs potentiels d’exportations de services, ce qui s’explique en partie par la réglementation de ces secteurs dans les pays concernés.
Enfin, le prix élevé du pétrole durant l’année 2008 a suscité une recherche sur ses conséquences sur le commerce mondial. Les estimations montrent que l’effet sur le volume et la structure du commerce est limité car les coûts de transport sont assez peu sensibles au prix du pétrole.
Les travaux réalisés au sein du programme Intégration internationale ont documenté, pour les pays avancés, les sources de divergence de la productivité au cours de la période 1995-2005, à partir de la base de données EUKLEMS. Il apparaît que l’accélération de la productivité aux États-Unis et au Royaume-Uni a principalement concerné les secteurs de la distribution, des services financiers et des services aux entreprises, tandis que l’Allemagne et la France concentraient leurs investissements en TIC (technologies de l’information et de la communication) dans un petit nombre de secteurs industriels. L’analyse du commerce montre que les exportateurs européens ont bénéficié, sur le passé, à la fois de la proximité des marchés d’Europe centrale et orientale et de leur bon positionnement dans les pays "rentiers".
Dans ce programme aussi, la forte hausse des prix du pétrole enregistrée jusqu’au milieu de l’année 2008 a suscité des recherches montrant (1) la variété des canaux de transmission macroéconomiques, et en particulier l’importance du canal financier et (2) la difficulté de faire face aux fluctuations de prix du pétrole pour des économies en développement partageant la même monnaie, comme c’est le cas aujourd’hui de la CEMAC ou comme cela le sera peut-être un jour au sein de la future union monétaire ouest-africaine.
Les recherches menées dans le domaine des Politiques économiques et structurelles mettent en avant, à l’aide du modèle INGENUE, la vulnérabilité des systèmes de retraite européens à l’incertitude sur les taux de croissance potentiels. La comparaison des réformes des retraites réalisées en Italie et en France souligne l’efficacité des réformes italiennes des années 1990. La simulation du modèle OLGAMAP montre que la réforme Fillon permet de garantir la solvabilité des régimes de retraite jusqu’en 2015-2016. Au-delà, le besoin de financement croît progressivement avec les départs massifs à la retraite des dernières générations du baby-boom jusqu’à atteindre plus de 3 % en 2050. À cet horizon, l’accumulation des déficits aboutit à une dette des régimes de retraite de l’ordre de 75 % du PIB.
Dans le domaine de la fiscalité, les recherches menées en 2008 montrent l’impact négatif d’une hausse des taxes indirectes menée dans un pays sur les économies partenaires au sein de la zone euro ainsi que l’effet négatif de l’impôt sur les sociétés sur la croissance de la productivité au niveau des firmes. Enfin, l’étude de la réaction des prix des exportateurs français aux variations des taux de TVA à l’étranger montre qu’en moyenne, seuls les trois quarts d’une hausse de TVA sont transmis aux prix TTC et que le nombre de concurrents sur un marché d’exportation réagit aux chocs fiscaux. À l’inverse, on peut penser qu’une hausse de TVA en France ne serait pas intégralement répercutée sur les prix des produits importés.
Au sein du programme Monnaie et finances internationales, enfin, les travaux réalisés sur les taux de change d’équilibre ont permis d’éclairer les récentes évolutions de la parité euro/dollar et les désajustements des monnaies des pays émergents et en développement. Une recherche sur les pays exportateurs d’énergie et de matières premières montre que les monnaies ancrées nominalement tendent à être surévaluées en termes réels, de sorte que les régimes de change fixe ont bien un coût. La comparaison des gains et des coûts s’avère particulièrement intéressante dans le cas de Hong Kong qui n’exporte pas de matières premières mais a fêté en 2008 les 25 ans de son currency board.
Parallèlement, des travaux ont été réalisés sur la convergence des prix en Europe. Les régressions montrent que la convergence des prix est 40 % plus rapide à l’intérieur de l’UE qu’avec les autres pays industriels. La dimension individuelle des données permet d’attribuer 30 % de l’écart de convergence à ces effets de sélection : les comportements de discrimination en prix sont plus marqués pour les firmes plus grandes qui sont davantage susceptibles de servir des marchés extra-communautaires.
Dans le domaine de l’intégration financière enfin, les recherches menées ont montré que "la finance suit le commerce" : à partir d’un certain niveau d’intégration commerciale, les pays intégrés commercialement connaissent également une convergence des taux d’intérêt. Au niveau microéconomique, des recherches menées sur les banques en Europe centrale et orientale concluent que les taux d’intérêt relativement faibles pratiqués dans ces pays par les banques étrangères (en comparaison des banques locales) s’expliquent par le fait que les banques étrangères accordent majoritairement des prêts aux emprunteurs les plus transparents (par exemple les grandes entreprises privées) et que ces prêts sont souvent libellés en devises. À l’inverse, les banques privées locales se spécialisent dans les prêts à des emprunteurs moins transparents comme les petits entrepreneurs, plus souvent en monnaie locale.
 
 
Contact :