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N° 238 |
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| Octobre 2004 |
| Le dollar dans le
G20 |
Agnès Bénassy-Quéré
Amina
Lahrèche-Revil Valérie Mignon |
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| Le gonflement de la dette extérieure
américaine fragilise le système monétaire international et
nourrit des anticipations de dépréciation à long terme du
dollar. L'ajustement nécessaire du solde courant américain apparaît
ainsi comme un fardeau dont la charge se répartira sur les États-Unis
et leurs partenaires commerciaux selon les ajustements de taux de change. La plus
grande flexibilité des changes réclamée par les membres du
G7 concerne essentiellement les grands pays émergents, absents de cette
instance ; le G20 peut alors apparaître comme un forum mieux adapté
à la coopération monétaire internationale. À partir
d'une description économétrique du comportement du taux de change
réel sur longue période, on évalue ici les ajustements de
change nécessaires et leur répartition au sein du G20. Si tous les
pays avaient joué le jeu de la flexibilité, l'euro aurait été
en 2003 proche de son niveau d'équilibre par rapport au dollar. Mais une
simulation de la stratégie asiatique de stabilité monétaire
vis-à-vis du dollar indique que celle-ci se traduit par un besoin d'appréciation
supplémentaire de l'euro de l'ordre de 10-15%. |
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