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N° 236 |
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| Juillet-Août
2004 |
| La libéralisation
agricole : des effets ambigus sur les pays en développement |
Antoine Bouët Jean-Christophe Bureau Yvan Decreux Sébastien Jean
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| Le protectionnisme et l'interventionnisme
agricoles des pays du Nord sont souvent accusés de bloquer le développement
du Sud. De ce point de vue, certains organismes, dont la Banque mondiale, considèrent
qu'une libéralisation pourrait avoir un effet très bénéfique.
Les simulations menées au cepii conduisent à nuancer sensiblement
ce point de vue. Les données qu'elles utilisent prennent en compte les
préférences commerciales et les réformes récentes
des politiques agricoles. Les simulations tiennent compte aussi du fait que les
engagements des membres de l'omc portent sur les droits de douane consolidés
(les "plafonds") et non sur les droits appliqués. L'impact de
la libéralisation apparaît dès lors plus faible qu'on ne l'estime
généralement. Surtout, ces données et ces modes de calcul
permettent de mettre en évidence le fait que les pays actuellement bénéficiaires
d'un accès préférentiel vont perdre une partie de leur avantage
concurrentiel. Au total, l'impact de la libéralisation multilatérale
sur les pays en développement apparaît très différencié
et, dans certains cas, négatif. C'est un problème auquel les négociations
du cycle de Doha, récemment débloquées par l'accord-cadre
signé à Genève par les pays membres de l'omc, devront apporter
une réponse plus satisfaisante qu'elles ne l'ont fait jusqu'ici. |
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