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N° 201 |
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| Mai 2001 |
| Ont-ils coulé
Bismarck ? |
| Florence Legros |
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| La réforme du système de retraite
adoptée en Allemagne introduit le principe d'un complément de retraite
par capitalisation financée par le seul salarié, avec l'aide de
l'Etat. C'est grâce à l'addition de la capitalisation à la
répartition que les retraites continueraient à représenter
70% du salaire moyen. Face au risque que fait peser le vieillissement de la population
sur l'équilibre du système de retraite, toute l'habileté
politique du projet tient dans cet affichage d'un taux de remplacement constant,
sans hausse des prélèvements obligatoires. Mais les hypothèses
très favorables qui ont été retenues pour parvenir à
ce résultat laissent penser qu'il sera difficile de faire l'économie
d'un relèvement de l'âge de la retraite. Au-delà, si la réforme
s'inscrit bien dans la tradition "bismarckienne", elle introduit néanmoins
des points de rupture. |
Résumé |
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