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N° 171 |
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| Septembre 1998 |
| La concurrence
internationale : vingt ans après |
Isabelle Bensidoun Deniz Ünal |
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| Le CEPII fête cette année son vingtième
anniversaire. Dans la tradition des travaux sur la concurrence internationale
amorcés dès sa création, il vient de publier le rapport "Compétitivité
des nations". Celui-ci offre une perspective longue sur la dynamique
de croissance des différents pays du monde et sur leur insertion dans l'économie
mondiale. Il est conçu, non pas pour établir un palmarès individuel des
nations, toujours contestable, mais plutôt pour offrir au lecteur un outil
d'analyse de la concurrence mondiale, qui lui permette d'appuyer ses propres
évaluations sur une base solide. Plusieurs lectures sont possibles de ce
vaste panorama. On a choisi ici d'en tirer quelques éléments de réflexion
sur la croissance des pays riches. Celle-ci paraît souvent faible, au regard
des performances de certains pays nouvellement industrialisés. Pourtant,
rares sont les pays qui dans l'après-guerre ont réussi à rejoindre ce club
très fermé. L'évolution du Japon, qui préfigure peut-être celle d'autres
pays asiatiques, est intéressante de ce point de vue : son rattrapage progressif
s'accompagne d'une évolution de sa spécialisation, qui s'appuie désormais
davantage sur des secteurs traditionnels comme la mécanique, que sur les
produits réputés plus porteurs comme ceux de l'électronique, qui avaient
pourtant soutenu sa croissance dans les années soixante-dix et quatre-vingt.
Ce type de spécialisation paraît caractéristique des pays riches. Les produits
concernés ne sont traditionnels qu'en apparence : l'examen des performances
de l'Union européenne et de la France montre que leur aptitude à offrir
des produits de qualité est déterminante. |
Résumé |
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