|
|
| |
N° 170 |
  |
| Juillet-Août 1998 |
| Le "désajustement"
de la balance courante mondiale |
| Isabelle Rabaud |
|
| Parmi les indicateurs macro-économiques
couramment utilisés, le solde des transactions courantes tient une place
importante. Les gouvernements s'inquiètent de l'apparition ou du creusement
d'un déficit extérieur ; les analystes financiers en font un élément majeur
d'appréciation du risque-pays ; les organisations internationales le scrutent
pour y déceler le risque de crises à venir. Pourtant, la qualité statistique
des évaluations de solde courant laisse place à une grande marge d'appréciation.
En témoigne l'ampleur du "trou" de la balance des paiements mondiale,
cet écart inexpliqué entre des flux de transactions qui devraient s'équilibrer.
Comparé au montant des échanges, qui sest considérablement accru,
ce désajustement est certes plus limité qu'au début des années quatre-vingt.
D'après les estimations du CEPII, qui prennent en compte certaines corrections,
il aurait même été presque nul en 1996. Mais un examen détaillé de la structure
du solde montre que cet équilibre résulte probablement de coïncidences,
qui font que différentes erreurs se compensent. Ces lacunes persistantes
des statistiques de balance des paiements sont loin d'être toutes identifiées.
On peut bien sûr incriminer la liberté plus grande de circulation des capitaux,
ou les pavillons de complaisance. Mais les pays développés, et notamment
l'Europe, ont une lourde responsabilité : ainsi la mise en place du Marché
unique a montré que l'incertitude sur le solde commercial de l'Union européenne
pourrait bien être de l'ordre d'une cinquantaine de milliards de dollars. |
Résumé |
|
Texte intégral
(pdf) |
| Pour visualiser le document
.PDF, utilisez Acrobat
Reader |
|
|
|
Bon de commande
|
|