|
|
| |
N° 168 |
  |
| Mai 1998 |
| En attendant
l'AMI : un bilan des relations entre IDE et commerce |
| Lionel Fontagné |
|
| L'enterrement provisoire de l'AMI (Accord
Multilatéral sur l'Investissement) au Chateau de la Muette, le 28 avril
dernier, était attendu. Les réticences n'ont pas manqué dans le monde, en
particulier aux États-Unis, et la France, pourtant 3ème investisseur
mondial et 3ème pays d'accueil des investissements étrangers, a pris une
part active dans le report de cet accord. Au-delà du débat sur l'exception
culturelle, la "période d'évaluation et de nouvelles consultations"
s'ouvrant devant nous peut être mise à profit pour réfléchir sereinement
aux enjeux de l'investissement direct à létranger (IDE) en termes
d'activité économique, de compétitivité ou d'emploi
et pour enterrer
un certain nombre d'idées fausses. Ainsi, malgré un redéploiement récent
vers les pays en développement, l'IDE reste en grande partie interne aux
pays industrialisés. L'investissement à l'étranger n'est pas nécessairement
un substitut aux exportations : lorsqu'une filiale à l'étranger réalise
un franc de chiffre d'affaire, cela ne signifie pas que la maison mère aurait
pu exporter un franc vers ce marché en l'absence de cette filiale. Pour
un pays comme la France notamment, performances commerciales et IDE vont
de pair. Même dans le cas des États-Unis, dont l'investissement à
l'étranger semble plus marqué par une logique de délocalisation, les effets
estimés sur l'emploi restent limités. |
Résumé |
|
Texte intégral
(pdf) |
| Pour visualiser le document
.PDF, utilisez Acrobat
Reader |
|
|
|
Bon de commande
|
|