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N° 157 |
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| Mai 1997 |
| L'impact sectoriel
du taux de change du dollar |
Loïc Cadiou
Olivier Cortes
Claire Lefevre |
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| Les français sont particuièrement sensibles
aux risques que ferait peser sur la croissance une monnaie surévaluée. De
ce point de vue, la remontée du dollar est rassurante : elle contribuera
à rééquilibrer la croissance entre les deux rives de l'Atlantique en stimulant
l'activité européenne, après deux années où le dollar était considéré comme
bas vis-à-vis des monnaies européennes. Pourtant la prudence s'impose :
les recherches récentes montrent que le taux de change d'équilibre du dollar
est bas, compte tenu de la dette extérieure accumulée par les Etats-Unis.
On tente donc ici de mesurer les effets d'une variation de ce taux de change,
en mettant l'accent sur la diversité des positions concurrentielles des
différents secteurs. La concurrence provient non seulement des Etats-Unis,
mais aussi des pays dont la monnaie est ancrée au dollar, c'est à dire nombre
de pays émergents d'Asie et d'Amérique latine. Les secteurs les plus exportateurs
sont bien sûr les plus exposés aux fluctuations du dollar, même si le marché
français n'est pas à l'abri. Une variation de 10% du change avec le dollar
exerce au bout de 3 ans des effets importants sur la production de certains
secteurs, de l'ordre de 2 à 3%pour un vaste secteur comme le matériel électrique,
jusqu'à 8 à 10%pour des plus petits secteurs comme la confection ou les
chaussures. Ces différences sectorielles comptent d'un point de vue macroéconomique
: ainsi une dépréciation du dollar pénalise plus l'activité dans les secteurs
les plus riches en emploi, de sorte qu'in fine, les modèles macroéconomiques
sous estiment les pertes d'emploi qui en résultent. |
Résumé |
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