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| L'économie américaine après le choc |
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Anton Brender
Florence Pisani |
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| Depuis la fin des années 1990, les déséquilibres financiers se
sont accumulés aux États-Unis. L’endettement des ménages et
leurs dépenses ont connu une progression rapide et contribué pendant presque dix ans à soutenir non seulement la croissance
américaine, mais aussi, le déficit extérieur se creusant continûment,
celle du reste du monde. La crise financière qui a pris une
forme aiguë à l’automne 2008 a mis un terme brutal à cette évolution.
Les déséquilibres financiers n’en ont pas, pour autant,
cessé : face à l’arrêt brutal de l’endettement privé, l’État fédéral,
pour tenter de stabiliser une activité en chute libre, a laissé filer
son déficit à une vitesse jamais vue depuis la Seconde Guerre
mondiale. Il n’a toutefois pas pu empêcher le taux de chômage
de dépasser 9 % mi-2009. Après ce choc, remettre l’économie
américaine sur la voie du plein-emploi va être délicat. Car, si la
dépense des ménages a bien été le moteur de l’activité américaine,
le rythme de leur endettement servait à régler celui de
la croissance économique. Ce levier est, pour quelques années
au moins, inutilisable. La politique économique va donc devoir
piloter l’activité, sur une voie étroite, en s’appuyant essentiellement
sur le levier budgétaire et sur celui du change. |
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Un déraillement spectaculaire |
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Une remise sur rails difficile |
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