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| Ouverture du Sud : priorité
au développement |
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Isabelle Bensidoun Agnès Chevallier |
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| En novembre 2001, s'est tenue à
Doha (Qatar) la quatrième conférence ministérielle
de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Deux ans après l'échec
de Seattle, elle est parvenue à fixer un nouvel agenda de négociations
multilatérales. Le fait que ce nouveau cycle ait été
annoncé comme le « cycle du développement » indique
la nécessité de rééquilibrer la situation créée
par l'Uruguay Round. Les concessions effectuées alors par les pays
du Sud, les contraintes nées de leur adhésion à l'ensemble
des règles multilatérales selon le principe de la signature
unique, comme le peu d'empressement des pays du Nord à respecter
leurs engagements dans les secteurs sensibles de l'agriculture et du textile,
ont conduit à un bilan largement en défaveur des pays du Sud.
La conférence de Doha est intervenue aussi dans un contexte marqué
par une certaine désillusion quant aux bénéfices à
attendre de l'insertion dans les échanges. L'orientation d'un nombre
croissant de pays en développement y compris le plus peuplé,
la Chine vers l'exportation de produits manufacturés au fort
contenu en travail non qualifié a intensifié la concurrence
entre ces pays. Et très peu d'économies parviennent à
évoluer dans l'échelle des spécialisations comme l'ont
fait les nouveaux pays industrialisés d'Asie. Quel bilan global peut-on
dresser aujourd'hui du rattrapage des pays en développement et du
rôle de l'ouverture commerciale dans ce processus ? Quelles conséquences
cela implique-t-il pour l'OMC ? ... |
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Une mondialisation
sans convergence |
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L'OMC face au développement |
Texte
intégral
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