La Russie s’est tirée de la crise mondiale moins mal que ne peut le suggérer la sévérité de certaines statistiques.
A court-moyen terme, la reprise continuera d’y être liée au niveau des recettes d’exportation d’énergie et de métaux ainsi qu’aux retombées de ces recettes sur la consommation des ménages. Selon les autorités et leurs conseillers, ce modèle de croissance, « sous-développé », devra néanmoins céder rapidement la place à une stratégie de « néo-industrialisation », où les pays européens sont appelés à jouer un rôle majeur. D’où l’intérêt qu’il y a à nous interroger sur la faisabilité de cette stratégie en fonction de quelques critères a priori importants : |