La crise du crédit immobilier américain a révélé un certain nombre de faiblesses des systèmes financiers occidentaux.
La titrisation, qui a permis d'étendre très largement le champ d'action des banques, a conduit à sous-estimer massivement les risques à leur bilan.
La complexité des produits financiers et de leurs circuits d'échange a rendu très difficile une évaluation correcte des risques et a accentué la défiance sur le marché inter-bancaire.
Clé de voûte du système de titrisation, les agences de notation sont elles aussi en cause aujourd'hui, tout comme le système d'évaluation des risques bancaires fondé sur les modèles d'évaluation internes.
Á l'heure où la crise financière s'étend au secteur des assurances et où les institutions financières internationales, européennes et nationales recherchent des solutions pour réformer et compléter le système de surveillance là où il s'est révélé absent ou distorsif, la séance du 12 mars fera le point sur la situation et les voies d’évolution tant sur les faiblesses structurelles actuelles du système financier international que sur les solutions en termes de régulation. |