| A l’été
2003, l’économie russe faisait bonne figure. Elle le devait à
une conjoncture mondiale favorable, mais aussi à la libéralisation
des années précédentes, aux réformes structurelles
de Guerman Gref et à la politique économique avisée du Premier
Ministre Mikhail Kassyanov. L’image internationale de la Russie s’était
également redressée, car les libertés menacées par
le libéralisme musclé du président Vladimir Poutine pouvaient
passer pour les victimes collatérales de sa lutte contre d’importants
foyers de désordre.
Depuis l’été 2003, cependant, le pays poursuit son redressement
économique, mais dans un contexte de durcissement politique qui pourrait,
cette fois, menacer l’acquis des grandes réformes démarrées
en 1985 et, peut-être, le climat d’investissement.
Le 17 novembre prochain, Georges Sokoloff proposera une analyse de cette menace
tandis qu’Eric Berthelot (Valaxis) et Arnaud Dubien (IRIS) évoqueront
l’affaire Youkos et le dossier de la Tchétchénie. |