| Après le Japon, l'Allemagne fait connaissance avec une quasi-déflation avec une baisse des prix et des coûts relativement à ceux des autres pays de la zone euro.
L'Allemagne subit donc de plein fouet la politique monétaire unique, plus restrictive pour elle que pour ses voisins. Face à cette situation, compte tenu des rigidités structurelles de l'économie, les ajustement en terme de coûts salariaux sont nécessaires mais lents à cause de la faible progression de la population active dans une économie vieillissante. La fragilité financière des banques allemandes n'est pas non plus sans rappeler l'expérience japonaise.
Quant aux Etats-Unis, une politique monétaire accommodante va probablement éviter une récession, malgré la restructuration des comptes des entreprises, grâce à la demande des ménages qui continuent de s'endetter fortement et aux dépenses publiques.
La récession américaine est-elle pour autant inévitable ? Quel impact cette conjoncture incertaine peut-elle avoir sur une Europe en panne de locomotive ?
|